Présentation

Comme toute création de caractère surréaliste et subjective, Angel Duque part d’une nécessité expressive qui le pousse depuis plusieurs années à peindre sans arrêt, utilise l’automatisme, déjà inventé par les «avant­gardistes» historiques, pour cultiver l’introspection volontaire sur la peinture d’où résulte des espaces amalgamés, indifférenciés, de celles qui surgissent des images figuratives produites de ses besoins expressifs, de ses préoccupations et de ses obsessions. Figures solitaires attendant d’êtres aidées, formes anthropomorphes en couple ou en trio, ou seulement des volumes différents accompagnés de motifs zoomorphes qui essayent de mettre de l’ordre dans un espace de constellations brillantes, d’ambiances suffocantes, dialoguant entre elles, qui en se rattachant provoque le spectateur.

L’utilisation de la peinture avec des techniques appliquées permet l’apparition de tout ce qui a été oublié au plus profond de l’esprit. L’abstraction sur des couleurs inédites, véritables risques picturale, réussi a ce que les figures stylisées s’écartent du monde réel y s’immiscent dans les subtilités de la conscience, évitant l’immobilisme y favorisant la dynamique du dialogue interne. Duque se positionne, avec toute la raison du monde, à la marge des schémas classiques, ainsi que des courants picturales les plus en vogue du début du siècle.

Ces fonds impossibles avec ces figures inquiétantes , racontent sans le vouloir, des faits dramatiques, et atteint la transformation du monde et de la réalité. Sa plastique révèle la poésie qui existe à chaque tragédie souffert par les habitants du monde, pleines d’horreurs et d’injustices, mais aussi rangé par une conscience supérieur. Il se produit le mensonge, propre au créateur et avec laquelle nous pouvons être conscient de notre expulsion du paradis, mais aussi de notre unique possible salvation : l’art et son plaisir .

Ainsi l’observateur, entre effrayé et émerveillé, doit prendre position et tomber dans la folie démente pour sortir de son voyage. Son travaille est de construire la réalité, l’orienter et lui donner un nouveau sens, plus cohérent.

Il n’y a aucun doute que son amour pour les arts et sa passion pour la peinture n’arrivent jamais à s’installer, elles ne trouvent pas le repos. Il ne se conforme pas avec l’acquis.«Moi et ce que tu captes», c’est cela l’explication finale de la peinture de Duque. Nous devons ouvrir notre perception et entrer pour un moment dans un esprit inquiet.

Luis Temboury